Delphine NANA MEKOUNTE – Cameroun

Linked to our presentation of SUMMARY REPORT OF THE YAOUNDE COLLOQUIUM of February 4, 2006.

Also linked to our presentation of African Civil Society for the Information Society ACSIS

and the CEFEPROD, a NGO with ECOSOC status, concomitantly Coordinator of the Central African Sub-region Civil Society under the African Civil Society for the Information Society

both of February 4, 2006.

Delphine NANA MEKOUNTE – Cameroun

Présidente ACSIS ( African Civil Society for the Information Society), Representante de SCASI (la Famille Africaine sur la Société de l’Information).

She is also General Coordinator of CEFEPROD, concomitantly Coordinator of the Central African Sub-region Civil Society under the African Civil Society for the Information Society and Representative of the African Civil Society at the World Bureau of WSIS,

Bio: Gender and Development Expert , Diplôme en gestion des projets de développement obtenu au Centre International de Formation de l’ OIT à Turin en Italie.

Sorry, all texts and articles I found are in french. You’ll find the respective link hereafter. You may go to Google with them for (bad) translations. Sorry, my english is not good enough for translation of articles.

link: Un constat se dégage depuis quelque temps, aussi bien dans les instances internationales qu’au travers des recherches menées sur le terrain : la problématique genre et TIC n’est quasiment pas prise en compte dans les politiques de référence dans certains pays africains. Or, si la notion de genre n’est pas validée, comment espérer une société numérique inclusive ? Madame Nana Delphine, représentante de la société civile africaine à la Société Mondiale de l’Information propose quelques actions susceptibles de corriger les insuffisances.

Q n°1 – Madame Nana, une étude* récemment réalisée dans certains pays d’Afrique francophone vient de confirmer la perception de marginalisation de la femme dans le domaine des TIC également. Seuls les aspects accès et connectivité lui sont légèrement favorables. Comment se présente la situation au Cameroun ?

Le Cameroun a également fait l’objet de l’étude dont vous parlez et la situation n’est guère différente des autres. Et ici aussi l’accès aux équipements n’est pas le problème ! Ce n’est pas quand une grande proportion de femmes auront à leur disposition un ordinateur et un téléphone portable, sauront les manipuler efficacement qu’on dira que la fracture est réduite. Le problème se situe au niveau du contrôle, des contenus et des capacités. La fracture se réduit au sein des générations actuelles et à notre grande satisfaction. Mais la catégorie des femmes susceptibles de peser sur les décisions n’est pas impliquée.

Q n°2 – L’ étude révèle également que la révolution de l’Information menace l’équilibre domestique. D’où certainement ce manque d’empressement pour l’introduction de programmes de vulgarisation et de formation répondant aux besoins spécifiques des femmes dans notre contexte. Qu’en pensez-vous ?

Je me dis qu’il ne faut pas limiter l’entendement des TIC au téléphone portable, à Internet et à l’ordinateur. Les TIC sont toute une panoplie des moyens de communication à évolution rapide. Les discriminations de genre exclues la majorité des femmes des avantages apportés par ces technologies comme outils et catalyseurs du développement et de toutes les potentialités humaines. Par conséquent, il convient d’inscrire dans les politiques nationales des TIC la question du genre, considérée comme indispensable pour un développement humain fondé sur la participation et l’égalité. Au niveau du Cameroun cette politique sectorielle est en phase d’élaboration par le département de tutelle et je suppose qu’elle prend largement en compte la question de genre.

Q n°3 Les recommandations de l’étude rejoignent votre vision à savoir que pour assurer une société de l’information inclusive, il est urgent d’intervenir dans les domaines du contenu, du contrôle et de la formation. Avez-vous des propositions concrètes ?

Bien sûr que sans contenu il sera impossible de convaincre les décideurs, milieu au sein duquel il n’y a pas une masse critique suffisante de femmes. Nous préconisons une gamme d’actions et de stratégies variée susceptibles de porter des fruits à court terme, parmi lesquelles :

· Favoriser la formation des femmes à l’utilisation des TIC à tous les niveaux, y compris par des applications dans les domaines de l’emploi, du commerce, de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, de la défense de leur cause et la mise en réseaux, de la participation à la vie citoyenne et politique ;
· Mettre au point des technologies peu coûteuses et des interfaces informatiques afin de favoriser l’accès aux TIC par les femmes démunies et illettrées ;

· Créer des points d’accès communautaires où sont prises en compte la dimension genre en termes de mobilité, de temps disponible, de moyens financiers, de compétences et de facteurs socioculturels d’ordre général. Delphine Nana Mekounte, Coordinatrice Générale du CEFEPROD (Centre Féminin pour la Promotion du Développement), BP 8376 Yaoundé/Cameroun, Tél +237 231 13 17, 999 86 16, e-mail : delynana2002@yahoo.fr

links:

WSIS participants;

report in french;

handicap and tic, in french;

about ACSIS in spain;

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